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L'Atelier des Dames - Photos Timo Jarvinen
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Version Française ci-dessous
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With a particular fondness for Brazil in her heart, Caroline Manuel, the founder of ‘L’atelier des Dames’ (The Ladies Jewellery Workshop), discovered a surprising activity in Cabo Frio: fish scale recycling! To improve their standard of living, fishermen’s wives from this historical town in the state of Rio de Janeiro siphon off fish scales from their husbands catch, then use a unique process to work the scales into jewels and decorative items. Drawn to promote this unique craft, Caroline created ‘L’atelier des Dames’ at the beginning of 2008, launching the first costume jewellery brand with an eco-label certification. She was soon joined by her business partner, Quitterie Devilder, in June 2009 and the adventure has been getting more exciting ever since. So impressed by their creations we bugged Caroline to tell us more…
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Who are the people behind L’Atelier des Dames (The Ladies Jewellery Workshop)?
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‘L’atelier des Dames’ is the story of two women; I created the brand in March 2008 before Quitterie joined this crazy venture in June 2009. I’m a blond hair girl who loves vintage stuff, pink, kitsch and sings really bad. Quitterie is a brunette who doesn’t really like pink, but loves anything beautiful, anything classic and peoples hidden charms.
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How and when did this adventure begin?
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During a trip to visit my father, who lives in Brazil, I met the women who create these beautiful items using recycled fish scales. I spent a bunch of time with them from which came the idea to create a rose using the scales as petals. Then I put the rose on a chain and the first long necklace was born. When I came back to France, all the girls (including my now business partner, Quitterie) were jealous of my necklace, so I created L’Atelier des Dames - designed in France, Made In Brazil.
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Why ‘L’Atelier des Dames’ (The Ladies Jewellery Workshop)?
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‘L’atelier des Dames’ is a reference to the all female team that we are; ten women in Brazil, two here in France. We don’t really need men…Well, except to go fishing and bring us back scales that is…
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What is a typical day in the life of a designer?
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Everything depends on the season because we make everything by ourselves. During slack times, we think about new ideas and creations, we make a lot of drawings that often go in the bin and design a lot of prototypes. Roughly speaking, we make mistakes before creating the pieces we love, and sometimes we argue because we don’t have the same tastes at all! Then come the trade shows and distribution of the collection, which is a really hard time - too hard in my mind. To finish, there is the more exciting part: making the press packs, preparing photoshoots, updating our website, building partnerships, organizing shows. Then, of course, the less exciting part: accounting, administration, posting boxes, and sometimes bad meetings with people that are not very kind to you at all.
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What sense of satisfaction does it give you?
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Today ‘L’atelier des Dames’ brings me a lot of little pleasures. My first great satisfaction was when I saw a girl wearing one of my creations. Although, she didn’t know the story of the brand when I asked her if she knew where her lovely necklace came from, but at least she was wearing it I guess… It’s also a great feeling when shops like Franck & Fils and Galeries Lafayette present your new collection to all your girlfriends. The satisfaction of winning a designer contest, to live for your true passion and to do what I want to do is also great.
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What advice would you give to aspiring designers ?
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My first bit of advice is a cliché, but true; “never give up”. Yes, the French administration is long, it feels like it’s never ending and it’s always complicated with banks. What’s more, so many people around you might not understand your concept. This period is definitely the hardest one, winning some recognition and finding crazy people to follow you !
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Particulièrement attachée au Brésil, Caroline Manuel, à l’origine de L’Atelier des Dames, a découvert une activité surprenante à Cabo Frio : le recyclage des écailles de poissons ! Pour améliorer leur niveau de vie, les femmes de pêcheurs de cette ville historique de l’Etat de Rio de Janeiro récupèrent les écailles et les travaillent selon un procédé unique pour créer des bijoux et des objets de décoration. Souhaitant valoriser ce savoir faire, Caroline crée début de l’année 2008 la première marque de bijoux de haute fantaisie labélisée commerce équitable : ‘L’Atelier des Dames’. C’est en juin 2009 que Quitterie Devilder, l’a rejoint dans cette aventure. Rencontre avec cet artisan de la fantaisie equitable …
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Qui se cache derrière L’Atelier des Dames ?
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‘L’atelier des Dames’, c’est l’histoire de deux dames, l’une a créé la marque en mars 2008, Caroline et l’autre l’a rejoint dans sa folle aventure en juin 2009, Quitterie.
La première est blonde, aime bien le vintage, le rose, le kitsch et chante très faux, l’autre est brune aime le beau, le sobre, pas trop le rose et les trucs qu’on ne voit pas sur tout le monde !
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Comment et quand a débuté cette aventure ?
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Lors d’un voyage pour aller voir mon père qui vit au Brésil j’ai rencontré ces femmes qui créaient des objets de décoration en écailles de poissons recyclées. En passant beaucoup de temps avec elles, est née l’idée de faire une rose avec des écailles comme pétales, puis je l’ai montée sur une chaine, le premier sautoir était né. A mon retour en France, après avoir fait de nombreuse jalouses (dont Quitterie aujourd’hui mon associée), j’ai crée ‘L’atelier des Dames’, création en France, fabrication au Brésil.
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Pourquoi L’Atelier des Dames ?
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‘L’atelier des dames’ c’est une référence à cette équipe ultra féminine que nous sommes. Dix dames au Brésil, deux ici en France, en fait on n’a pas vraiment besoin des garçons (bon pour aller pécher le poisson et nous ramener les écailles en fait c’est vrai !).
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Quelle est la journée type d’une créatrice ?
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Tout dépend de la saison de la journée type, car on fait tout nous mêmes. Alors pendant les périodes creuses, on pense, on réfléchit à de nouvelles créations, on fait beaucoup de dessins qui partent à la poubelle, on fait beaucoup trop de prototypes, bref on se trompe avant d’arriver à ce qu’on adore et des fois on se bat un peu l’une contre l’autre car nous n’avons pas du tout les mêmes goûts.
Puis pendant les salons et le démarchage, on passe au côté commercial, beaucoup trop dur à mon gout ;o) Mais bon il faut vendre ses créations pour vivre, ce n’est pas nouveau !
Et puis après il y a tout le reste, tout ce qui est super sympa : faire les dossiers de presse, shooting photo, mise à jour de notre site internet, faire des partenariats, des défilés… Et puis le côté beaucoup moins sympa : la compta, l’administratif, la poste et les mauvaises rencontres, les gens qui ne sont pas gentils du tout avec vous !
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Quelle satisfaction cela t’apporte t’il aujourd’hui ?
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Aujourd’hui L’atelier des Dames m’apporte de nombreux petits plaisirs ;o) Mon premier vrai plaisir a été lorsque j’ai croisé une demoiselle qui portait l’une de mes créations, bon elle n’avait pas retenu toute l’histoire quand je lui ai demandé d’où venait ce magnifique sautoir, mais au moins elle le portait ! Ensuite évidement, il y a toutes les autres satisfactions, celle d’avoir des magasins comme Franck & Fils, Galerie Lafayette, celle de présenter ta nouvelle collec à tes copines sous un thème de soirée entre fille, celle de gagner des concours de créateurs, celle de vivre de sa passion, celle de se dire je me donne les moyens de ce que je veux faire…
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Quels conseils as-tu à donner pour les apprenties créatrices ?
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Je leur donnerai le premier conseil cliché mais vrai : « ne vous découragez pas ». Alors oui, l’administratif c’est long, les banques c’est compliqué, les démarches sans fin, et l’entourage ne comprend vraiment pas toujours cette décision folle qui un jour nous passe par la tête. Cette période là est la plus dure, acquérir un peu de légitimité pour faire valider son projet, trouver des fous pour vous suivre !